Accueil > Activités > Sport et Culture > BOUAKE// DEUIL : Malick Fadiga « Met la main dans la poche pour enterrer le (...)

BOUAKE// DEUIL : Malick Fadiga « Met la main dans la poche pour enterrer le Boxeur KABAKO »

YERENGA TIEGBÊ DIT KABAKO EST MORT !YERENGA TIEGBÊ DIT KABAKO EST MORT !

jeudi 12 novembre 2015, par Karim

L’ancien champion d’Afrique et vice-champion du monde de BXE, des poids super légers, Yérenga Tiégbê, est mort le mardi 03 novembre 2015, au CHU de Bouaké. Il avait à son actif 97 combats dont 77 victoires par KO, 9 au poing, 3 nuls, et 8 défaites. L’homme qui est mort dans des conditions déplorables et dans l’indifférence totale, n’a pas non plus bénéficié d’un enterrement digne de ce nom. Dans l’incapacité de conduire Kabako à sa dernière demeure, sa famille s’est confiée à un enseignant à la retraite, qui à son tour, a fait appel à un cadre du PDCI-RDA, MALICK FADIGA, qui a mis la main à la poche pour que Kabako soit enterré. Père de 05 enfants, Tiégbê était âgé de 59 ans. Dans la maison inachevée ou il habitait au quartier Yankadi avec sa petite famille, c’est la consternation totale. « Le cas Kabako était vraiment décevant. Voilà un homme qui a servi son pays, et au soir de sa vie, c’est-à-dire au moment où il devrait jouir des retombées de son travail, il est laissé pour compte. A la vérité, il n’a jamais eu de soutien. Kabako a toujours été victime de maltraitances et de combines depuis sa tendre jeunesse. Ils ont toujours abusé de lui, parce qu’ils étaient conscients qu’il ne savait ni lire, ni écrire. Kabako ne savait pas lire, c’est vrai, mais ils oublient que Dieu, lui, sait tout. Cet homme a été torpillé jusqu’à sa mort. Il semble bien que Kabako qui figure bien sur la liste des anciennes gloires du pays, à qui le Président a décidé de payer une rente viagère de trois cent mille francs (300.000) cfa toutes les fins de mois, n’en a jamais bénéficié. Le fait que ses parents soient en manque d’argent pour acheter ses ordonnances, en dit long. On n’a jamais compris pourquoi Kabako, cette grande gloire ivoirienne, vivait comme un mendiant », a indiqué Yaya Koné, juriste à Bouaké. Selon celui qui connaissait bien Kabako, « il avait des rapports difficiles avec l’ancienne équipe de la municipalité de Bouaké, mais avec la nouvelle, je ne sais pas bien ce qui les liait. Toujours est-il que, tous étaient imprégnés des réalités de l’ancien boxeur. Kabako était toujours chez moi au bureau et il se plaignait tout le temps. J’ai refusé d’aller à la cérémonie de sacrifice, pour ne pas rencontrer des hypocrites sur les lieux. C’est à sa mort que j’ai su que Kabako était malade », a ajouté M. Koné. Le frère aîné de Tiégbê Kabako semblait être perdu dans le temps. Venu précipitamment du village pour enterrer son cadet, l’homme ne comprend pas ce qui est arrivé à son frère. « A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournerons. Kabako est parti en paix en nous laissant ce monde injustement plein de contradictions. C’est tout ce que nous pouvons dire. Qu’il repose en paix », s’est-il contenté de dire. L’ancien champion d’Afrique a été inhumé le mercredi 4 novembre 2015, au cimetière municipal de Bouaké.

CORRESPOND DE SOIR INFO LADJI ABOU SANOGO